Dimanche 25 mai


11h : Le Roi du bois de Pierre Michon

Éditions Verdier, 1995.

Voix Sylvie Meunier, mise en lecture et en voix Isabelle Mounier.

Une langue sonore, un chant baroque où se heurtent les mots comme se bousculent les émotions d'un jeune porcher initié à tous les désirs de puissance, dans cette Italie du XVII où peintres et prélats fusionnent leurs ambitions.

Un jour où, comme à l'accoutumée, il mène glander les porcs à travers la chênaie, il voit un carrosse s'arrêter dans le chemin. Une fille très parée en descend et trousse haut ses jupes sous ses yeux stupéfaits : « J'aurais donné ma vie pour revoir cela. Je voulais revoir cela, mais pas caché sous des arbres. Non, de l'autre côté... de l'autre côté tout à fait... Je voulais être celui pour qui ce miracle a lieu chaque jour... »

Participation 5/8€

12h30 : Bar et restauration, Terrasse des Cordeliers


15h : Les fleurs de Christian Gailly

Les Éditions de Minuit, 2012.

Mise en lecture Isabelle Mounier pour 7 voix avec le groupe  Voix libre.

Un bijou d’écriture,  une partition rythmique par un auteur musicien, jazzman reconverti…

Une femme et un homme. C’est tout simple. La femme doit remplacer la cartouche de son stylo. L’homme, lui, doit se rendre chez un vieil ami. Donc tout les sépare. Ils ont pourtant quelque chose en commun…

«  Il est dix heures dix. La pendule de la salle n'indique que dix heures cinq. C'est normal. Elle avance toujours de cinq minutes. C'est peut-être normal mais c'est idiot, cette fausse avance, à quoi ça rime, j'allais dire à quoi ça l'avance ?... »

Participation 5/8€


17h30 : L’homme qui avait soif de Hubert Mingarelli

Éditions Stock, 2014

Lecture-rencontre avec Hubert Mingarelli.

Un plaisir brut taillé par les mots qui aiguisent les sens.

Démobilisé depuis peu, Hisao revient de la montagne avec une soif obsédante et des rêves qui le hantent. À bord du train qui doit le conduire vers la femme aimée, il commet une terrible erreur. Descendu pour boire, il voit le train repartir avec sa valise et l’oeuf de jade qu’il a prévu d’offrir à Shigeko. Alors qu’un suspens subtil mais intense invite le lecteur à suivre les péripéties d’Hisao courant après sa valise, se dessine la bataille de Peleliu où il a combattu aux côtés de Takeshi, jeune soldat troublant qui chante dans le noir…

« Enfin il porta ses mains à sa bouche et avala l’eau, d’un seul coup, incapable d’en faire plusieurs gorgées. Il ferma les yeux pour la sentir se répandre. Ensuite il ouvrit la bouche comme si l’air frais du matin pouvait continuer à le remplir de bonheur…»

Participation 8/10€

19h30 : Clôture


"C'est par la voix que l'homme s'ouvre à lui-même et à l'autre".    Denis Vasse