Les Envolires compagnie

Compagnie Isabelle Mounier


CV 21, Le village en bois, 26400 Crest


Tél : 06 83 05 83 62
Mail : envolires@gmail.com


L'association "Les envolires, compagnie Isabelle Mounier" est née en septembre 2009 suite à la première édition des rencontres de lectures à voix haute organisées par Défriche compagnie, compagnie professionnelle de théâtre, à l'initiative d'Isabelle Mounier, metteure en scène et comédienne. Elle a pour but de promouvoir toutes pratiques artistiques liées à l'écriture et à la diffusion orale des textes, le théâtre de la parole.

Toute notre énergie est orientée vers la mise en œuvre de projets culturels autour du texte ; la création de formes théâtrales légères, lectures-spectacles et leur diffusion, l'organisation d'évènements culturels sur la région Rhône-Alpes, l'encouragement à la création artistique, la promotion de jeunes artistes, la formation, la médiation culturelle.

La direction artistique est assurée par Isabelle Mounier, la direction administrative et la coordination par Viviane Vendroux entourée de personnes motivées, Sylvie Meunier (enseignante de lettres), Aude Cailloux (photographe)...

Démarche : La voix

Pour Isabelle Mounier il y a nécessité à aller vers l’essentiel : le langage et la présence afin de dire et d’oser la voix dans l’abime du silence. Le théâtre ne se perd il pas trop souvent dans le spectacle ou le bavardage ? Avec Les envolires Isabelle travaille à redonner valeur à la force de la parole, des voix singulières, à l’écoute. La voix se risque à une promesse.

La voix est première, elle est vérité et mensonge et traverse le silence et l’espace. Elle est transmission corporelle du texte et recherche l’autre.

Isabelle travaille des textes et des auteurs qui donnent à lire et à entendre des voix qui attendent le corps (aussi bien le corps parlant que le corps écoutant) : Nathalie Sarraute, Marina Tsvetaieva, Isabelle Pinçon, Toni Morrison, Bernard Noël, des auteurs africains francophones contemporains etc…

En s’éloignant du spectacle, du spectaculaire Isabelle tente de revaloriser l’art de l’acteur par le travail de présence, de rythme, de souffle et d’écoute et ainsi offrir plus d’attention à l’âme, à l’intime, à la parole et au questionnement.

Isabelle Mounier

Metteure en scène depuis 1993, comédienne depuis 1981

Isabelle Mounier est née à Paris en 1960, où elle vit jusqu’à l’implantation de Défriche compagnie à Rive de Gier en 1993.

Elle a été formée au studio Robert Cordier, au Centre américain et à l’épreuve d’une compagnie  de théâtre à Paris, La Lune Noire. Divers stages et rencontres en théâtre (A. Mnouchkine, C. Benedetti, J.C. Fall, le Chariot théâtre...), en chant (C. Miller...) et en qi gong (M. Sokol...)  la conforte à envisager son métier avec exigence et générosité.

En 1993, avec un groupe d’artistes et d’amis, elle fonde Défriche compagnie dans la Loire. Elle sera à l’initiative de L’imprimerie, lieu de fabrique artistique, installée dans une friche.

Isabelle Mounier propose aux spectateurs des voyages qui sollicitent l’imaginaire et l’écoute et réhabilitent la dimension inconsciente de la réalité autant que la force des mots. Elle a créé une vingtaine de spectacles atypiques où  tous les arts se côtoient ainsi que des lectures musicales.

Elle associe la création d’aujourd’hui à des expériences de partages artistiques avec la population. Elle mène de front des actions en direction de différents publics et des ateliers, stages professionnels et accompagnements de pratiques amateurs (interventions dans les établissements scolaires, travail mis en place avec les associations, centres sociaux, médiathèques, maisons de retraite…)

Depuis 2008, elle initie un festival fin mai : des rencontres annuelles de lectures à voix haute dans la Drôme : Mai les Envolires.

A la question, “le théâtre pour quoi faire ?”, Isabelle Mounier répond :

“L’être humain est le seul être vivant qui ait vocation et curiosité à regarder à l’intérieur des choses. “

Le théâtre m’offre la possibilité de fouiller le monde de la parole, de taquiner l’invisible, de soulever le non-dit, de pénétrer les jardins secrets... Il est l’exploration du vivant dans ses contradictions, ses vibrations, ses interrogations. C’est le royaume du sensible et de la connaissance. Il est lié à l’acteur et à l’espace dans lequel il se joue. C’est pourquoi, très heureusement, il est fragile, archaïque et contraignant.

C’est un des derniers lieux publics intimes qui ne fait pas alliance avec la foule et la consommation.

Lieu de partage unique et équivoque, il est aujourd’hui comme toujours nécessaire. Et je me hasarderais à redire, avec Karl Valentin, “OBLIGATOIRE” !

"C'est par la voix que l'homme s'ouvre à lui-même et à l'autre".    Denis Vasse